Edor Kabashi, cofondateur de l’Institut Charcot
- 3 mars
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 mars

Qui êtes vous et sur quoi travaillez vous ?
J’ai réalisé mes études en neurosciences (thèse puis postdoctorat) au Canada, où j’ai travaillé sur le développement et la caractérisation de modèles de la maladie de Charcot (SLA).
Je dirige aujourd’hui une équipe à l’Institut Imagine, où nous cherchons à mieux comprendre les gènes et les mécanismes impliqués dans cette maladie afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
Si vous deviez expliquer l’institut Charcot à un enfant de 10 ans ?
Nous voulons continuer la grande tradition de la recherche française sur les maladies du cerveau et des nerfs pour aider les personnes malades à vivre mieux, et un jour, pouvoir les guérir. Pour cela, nous réunissons beaucoup de spécialistes différents qui travaillent ensemble et unissent leurs forces.
Pourquoi avoir cofondé cet institut de recherche ?
Trois raisons principales :
Les recherches cliniques et scientifiques étaient dispersées : il était urgent de fédérer les équipes, de mieux collaborer et de mieux communiquer.
Nous voulions bâtir un projet structurant et collaboratif, capable de réunir différentes expertises autour d’un objectif commun.
Les avancées scientifiques et technologiques exigent aujourd’hui d’identifier et de rassembler les meilleurs spécialistes dans plusieurs domaines clés pour accélérer la recherche.
Quelle est sa particularité, sa force, par rapport à d’autres instituts ?
C’est le premier institut entièrement dédié à la maladie de Charcot et aux autres maladies des motoneurones.
Sa force réside dans le soutien et l’implication directe de l’ARSLA, l’association de référence des patients atteints de SLA, ainsi que dans l’engagement de ses cofondateurs : des spécialistes reconnus, déjà implantés dans les meilleurs centres d’excellence en France.
Si vous aviez une baguette magique pour la recherche ?
La “baguette magique”, ce serait davantage de soutien financier, plus de collaborations internationales, et des données accessibles et interopérables. C’est en partageant mieux les ressources et les connaissances que nous pourrons accélérer l’identification de cibles thérapeutiques et avancer vers des traitements.
Que souhaitez-vous dire à celles et ceux qui vous lisent ?
L’Institut Charcot n’est pas un lieu fermé.
C’est un institut de recherche participatif et “hors les murs”. Que vous soyez patient, proche, chercheur, innovateur ou simplement concerné par les maladies neurologiques, vous pouvez nous rejoindre et contribuer à cette dynamique collective.
Le mot de la fin ?
Travaillons ensemble pour atteindre notre objectif ultime : vaincre la maladie de Charcot.



